Mémoires d’un survivant 6
25/01/2010
VI. Castagne
J’ai fait le vide.
A cet instant précis, il n’y a plus rien qui compte…
Ma respiration était irrégulière, l’adrénaline me transcendait. D’une main, je repoussai la femme. De l’autre, je tranchai la chose qui lui servait de compagnon. Une gerbe de sang éclaboussa le gosse tandis qu’il renversait la grognasse d’un coup d’épaule. Stupéfaits par la vitesse de la chose, nos deux bourreaux étaient au sol. Comme elle attrapait un tesson qui traînait au sol, la femme se releva. La lueur de la torche se reflétait sur son corps transpirant, laissant apparaître une musculature sèche. Elle tenta de me planter le morceau de verre en hurlant.
J’esquive.
Les mâchoires serrées, elle respirait fortement : la haine encombrait ses bronches. L’homme, quant à lui, gisait au sol. Le coup de faux que je lui avais assené avait sectionné sa jambe au niveau de la cuisse, il baignait dans son sang. Le môme se tenait toujours à côté de moi, tel un félin prêt à bondir.
Reste en dehors de ça, petit.
Le gamin acquiesça. Je le vis se diriger vers la première de nos victime. Il commença à fouiller le cadavre alors que je luttai toujours avec la sauvageonne. Les coups de mon adversaire étaient puissants et rapides mais j’avais l’avantage de l’allonge. Ma faux fendait l’air comme elle tranchait la chair, je devins une machine à tuer.
Une brûlure, une douleur vive.
Le tesson s’était planté dans ma cuisse tandis que d’un mouvement ample, je fis voler la tête de horrible femme. Son corps lourd et inanimé agrandit ma plaie lors de sa dernière chute.
Le calme.
Je tombai au sol. L’enfant s’approcha de moi. Il semblait s’inquiéter de mon sort. Aussi jeune qu’il fut, il savait qu’une blessure, aussi minime qu’elle soit, condamnait souvent celui qui la trimballait. Nous décidâmes de passer un peu de temps dans la station de Métro.
[A suivre]







Le 26/01/2010
C’est chiant parce qu’on sait pas quoi inventer, c’est toujours les mêmes commentaires qui apparaissent : “Bravo” et “On veut la suite !”
Le 26/01/2010
Bon aller j’innove alors.
“Bouh ! C’est naze ! Remboursé !”
Voilà content l’Oeuf ? ^^.
Le 26/01/2010
Il est malin le gamin. Il surveille l’état d’avancement de son futur garde-manger.
“il savait qu’une blessure, aussi minime qu’elle soit, condamnait souvent celui qui la trimballait.”
Il n’y a plus qu’à attendre, pas vrai ? Ça me rappelle “la guerre du feu” et le type à qui on a découpé un gigot en le maintenant en vie. Quel esprit pratique ! Respect.
Le 27/01/2010
slt a tout et bon jeux