Focus : Wax, CEO

19/03/2010

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Après plusieurs lettres de protestation de groupies déchaînées, j’ai décidé de céder et de faire ce focus sur Wax. Oui, je sais, je suis faible. Rencontre avec le Big Boss, toujours prêt à lancer la vanne qui taille, le bash qui fâche ! Cependant, subissant quelques pressions de la part du lobby Waxien, j’ai décidé d’occulter les quelques informations peu avenantes qui le concernent. Je ne vous parlerai donc pas de son passage éclair à la Nouvelle Star ni de sa passion quasi amoureuse pour une petit chat nommé Plume.

K : Une petite présentation pour les Leelhois ?

W : Je m’appelle Maxence mais tout le monde m’appelle Wax, je suis CEO et co-fondateur de 3Dduo. Je préfère dire CEO que PDG. PDG ça fait pompeux, dans le genre salut j’ai 24 ans et je suis PDG !

K : En quoi ça consiste le boulot de CEO (à part se taper tous les rendez-vous avec les belles nanas) ?

W : Je fais tous les trucs relou mais indispensables pour la boîte : gestion financière et administrative, gestion des ressources humaines, etc. En plus de ça, je m’occupe du suivi du projet Leelh. Plein de gens pensent que le boulot que j’abats n’est pas drôle mais, moi, je l’aime bien mon travail ! (rires)

K : Tu es un peu la maman de 3Dduo donc  ?

W : (Rires) Non. Mais je trouve que c’est très important d’être proche de tout le monde. Je n’ai pas envie d’être un patron salaud que tout le monde évite.

K : Ton parcours pour en arriver jusque là ?

W : J’ai toujours eu envie de créer mon truc ! J’ai voulu être chef-cuistot, vétérinaire mais j’ai vite vu que ce n’était pas ça qu’il me fallait. Surtout pour vétérinaire, le stage que j’ai réalisé dans le domaine m’a vraiment dégouté. Un peu plus tard, je suis entré en école d’ingénieur et je me suis lancé dans un projet sur le Web : Ideo. J’ai vraiment adoré cette expérience ! Ensuite, j’ai réalisé un stage chez Ankama pendant ma quatrième année d’étude : ça a été le déclic et m’a conforté dans l’envie de créer ma boîte dans ce secteur. J’ai rencontré SHA durant ce stage. Le pire c’est qu’on était dans la même promo mais on ne s’était jamais parlé. Je trouvais qu’il avait une tête de con et c’était réciproque ! (rires)

Ensuite, j’ai choisi de réaliser mon stage de 5e année d’ingénieur dans un Incubateur : une ruche pour les projets d’entreprise. En parallèle, je suivais un Master II en Entrepreneuriat et Mangement de l’Innovation, ce qui m’a permis d’intégrer pas mal de choses sur la gestion d’un entreprise. On a créé la boîte en Mars 2008.

K : Il faut connaître du monde pour monter sa boîte ?

W : C’est sur qu’avoir un réseau aide beaucoup. Quand on a commencé avec SHA, on était deux et on ne connaissait pas grand monde. Heureusement, il y a pas mal de choses qui sont mises en place dans la région pour aider les jeunes entrepreneurs à se monter un réseau, comme Lille Métropole Initiative ou le Réseau Entreprendre Nord.

K : Ça a tout de suite décollé 3Dduo ?

W : On a eu des hauts et des bas, comme tout le monde. Il y a toujours des périodes de doute. On est resté à deux pendant presque un an puis No nous a rejoint lorsqu’on a officiellement créé la boîte.  Greg, Mario et puis Axel nous ont rejoint et là on s’est rendu compte qu’on avait besoin d’argent. C’est à partir du moment où on a signé avec un fond d’investissement que tout a changé, que ça a décollé.

K : Vu que je suis un rebel et que je n’ai pas peur du lobby Waxien : C’est vrai que tu as participé à la Nouvelle Star ?

W : (Rires) Ce n’est pas une légende ! Par contre, je me suis fait jeter aux pré-casting… Je devais être trop mauvais ou bien trop commun.

K : Un petit mot à dire aux Leelhois ?

W : Un classique merci de nous suivre ! Ça fait vraiment plaisir que les gens continuent à nous soutenir malgré toutes nos erreurs de débutant. En tous cas, on se donne à fond et on ne vous décevra pas !

K : Merci Wax !

Publié par Kanjy dans Focus

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Bonjour à tous,

Sacrilège ! Vous l’aurez sans doute remarqué, le Survivre dans Leelh de cette semaine est passé à la trappe. A la trappe ? Sûr ? Eh bien ! Non ! Voici votre fidèle serviteur (moi) qui vient rétablir l’Ordre et la Justice sur ces terres ingrates du Dev’Blog. Pour ce faire, j’ai sorti mon vieux déguisement de Zorro, mon dictaphone, un graphiste, un Survivre dans Leelh exclusif et une bonne dose de bonne humeur. Rencontre à pas feutrés avec Martin dit Kuro, graphiste stylé, le plus farceur des employés de 3Dduo.

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K : Un petite présentation pour les Leelhois ?

Ku : Je m’appelle Martin, j’ai 27 ans et je suis actuellement infographiste 2D. Un métier stylé comme un singe.

K : Comment es-tu arrivé dans le Jeu Vidéo ?

Ku : J’ai rencontré 3Dduo à la fête de l’animation l’année dernière. Ça a été un hasard car j’y étais pour filer un coup de main à mon association qui est Japon&Culture. Le courant est bien passé et ça s’est très vite enchaîné. J’étais indépendant à l’époque mais je désirais rejoindre une structure afin d’y travailler.

K : Le graphisme, une envie de toujours ?

Ku : Oui, depuis que je suis tout petit, je suis attiré par ce qui touche au graphisme et à l’art.

K : On fait quoi comme genre d’étude quand on souhaite travailler dans ce secteur ?

Ku : Personnellement, mes études en France ont été un véritable échec. C’est une question de motivation, quand j’aimais le prof je faisais les choses bien, sinon je ne faisais rien. A 16 ans j’ai redoublé et j’ai souhaité rejoindre une école d’Art, en Belgique : St-Luc. Je suis parti à l’internat et les choses se sont super bien passées. Je me suis donné à fond, c’était des études très intéressantes !  J’ai fait trois ans en illustration et quatre ans en graphisme (Études supérieures). Ensuite, je suis parti un an au Japon parce que j’étais attiré par la culture nippone. Ça m’a permis de commencer dans le monde du travail de manière intense. (lolilol)

K : Ça a concrétisé ta voie ?

Ku : Oui ! Ça m’a permis de rencontrer des gens intéressants et de m’ouvrir au monde.

K : Que fais-tu chez 3Dduo ?

Ku : A la base, je devais reprendre le boulot d’un graphiste de la boîte mais il y avait pas mal de besoins sur Leelh : les interfaces, le forum, le site Web. Ca me permet aussi de mettre en avant mon côté graphiste en faisant un peu de Web et d’intégration.

K : C’est très différent être graphiste ou illustrateur ?

Ku : Assez. Disons que les deux métiers nécessitent des qualités différentes.

K : Quelles qualités il faut pour être graphiste ?

Ku : Je dirais avoir l’œil critique mais surtout être modeste. Savoir remettre en question son travail est primordial. Quand tu commences à te dire que ce que tu fais est acceptable, ça devient pas mal.

K : As-tu des conseils à donner aux gens qui souhaitent devenir graphiste ?

Ku : Il faut s’accrocher, c’est beaucoup de travail ! Ne jamais baisser les bras et savoir se vendre. C’est important d’être modeste mais l’être trop peut devenir un frein. Lancez-vous, n’hésitez pas à exposer, à mettre votre site en ligne, à monter votre porte-folio.

K : Le mot de la fin ?

Ku : En japonais : Ganbatte Kudusai !!! (Battez-vous svp !)

K : Merci !

Publié par Kanjy dans Focus

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Bonsoir à tous,

Cette semaine, focus sur quelqu’un que je ne dois plus présenter : Clem ! Entre les réunions sur la cohérence de l’univers, l’écriture de “l’histoire commune de Leelh” et le Game Design, le petit bout de femme de 3Dduo est toujours affairé  !Mais votre humble serviteur a réussi  à lui voler un peu de son temps pour cette petite rencontre.

K : Dois-je vraiment te présenter aux lecteurs du Dev’blog ?

C : Tu fais comme tu veux ! (rires)

K : Une petite présentation pour les Leelhois ?

C : Je suis Clem. Je travaille chez 3Dduo depuis un an et j’ai pas mal sévi sur le Dev’blog en tant que chroniqueuse. Sinon, je m’occupe du scénario de Leelh et de plein d’autres petites choses.

K : En quoi consiste ton rôle de scénariste ?

C : Je dois définir tout l’univers et tout ce qui tourne autour. Il y a des phases d’écriture mais aussi beaucoup de lecture et de documentation. Leelh est un monde d’anticipation original,  je me porte garante de sa cohérence. Il y a des projections et des conjectures plus ou moins imaginatives mais, dans l’ensemble, le scénario reste plausible.

K : As-tu toujours voulu être scénariste ?

C : J’ai toujours été fascinée par les Contes et légendes. Quand j’étais petite, je passais mes étés en Bretagne et on courrait de conteurs en conteurs pour écouter leurs histoires. Ce sont des souvenirs magiques qui m’ont donné envie d’écrire. Par contre, je ne voyais pas ça comme une profession. Quand j’ai découvert que ça pouvait être un métier et surtout le mien, j’ai foncé !

K : Que fait-on comme étude quand on veut être scénariste ?

C : Ouh, c’est un peu compliqué pour ma part. J’ai toujours été touche à tout ! Après une terminale L (littéraire), j’ai fait une prépa en Lettres avec une double spécialisation en lettres modernes et en cinéma. Ensuite, je suis entrée en fac pour une licence de lettre et j’ai dû laisser tomber le cinéma, faute de temps. Je suis entrée chez 3Dduo alors que je terminais ma 2ème année de Master.

K : Quelle sont les qualités d’un bon scénariste ?

C : De l’imagination et le goût de partager des histoires… Il faut aussi être curieux et se documenter. Je passe  presque autant de temps à lire qu’à écrire quand je travaille sur le scénario de Leelh !

K : L’écriture est-elle différente lorsque l’on écrit un scénario ?

C : C’est en effet très différent d’une écriture classique. Premièrement, on n’écrit pas sur un instant ni un personnage en particulier mais sur un monde complet. Il n’y a pas de recherche à proprement parler sur le style ou le rythme. Le but est d’être exhaustif. Il m’arrive d’écrire des pages entières en tiret ! (rires)

K : Le mot de la fin ?

C : Fin ?

K : … Merci !

Publié par Kanjy dans Focus

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Salut à tous,

Cette semaine, j’ai décidé de vous emmener du côté des graphistes. Alors que je m’approchais discrètement de Yolaf, mon bloc-note en main — parce qu’un dictaphone ce n’est pas assez “roots”, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je le vis se battre farouchement avec un vache. Eh oui ! En ce jour du poisson, j’approchais un graphiste face à son Némésis : la texturisation.  Une rencontre qui a de la mamelle.


“Là, je peins une bête vache qui m’emmerde”

yolaf

K : Une petite présentation pour les Leelhois ?

Y : Yo, j’m'appelle Yolaf et je viens de Paris. j’suis illustrateur, graphiste 2D. Mais j’fais un peu de 3D et d’effets spéciaux pour 3Duo et là je peins une bête vache qui m’emmerde. (rires)

K : Ça remonte à longtemps ton envie de dessiner et/ou de peindre des vaches ?

Y : Oui, je dessine depuis tout petit. Pendant mes cours, mes pauses, mes congés… Je t’ai déjà dit que cette vache me gonflait ?

K : Mh. Quel genre d’études as-tu fait pour arriver chez 3Dduo ?

Y :  Alors au départ j’ai un BAC S, donc rien à voir. J’ai fait un passage éclair à la Fac’ d’Arts-Plastiques, j’ai tenu 5 mois avant de me barrer. Ensuite, j’ai commencé une année de prépa pour intégrer les grosses écoles d’animation : un fiasco. Du coup, je me suis mis à bosser et j’en ai fait des boulot pourris ! Ca m’a gonflé et j’ai décidé de partir à Nabeul en Tunisie où j’ai fait une formation en 3D dans l’école de Jean-Yves Darbois : NetInfo. Après ça, j’ai croisé la route de 3Dduo.

K : C’est un parcours tortueux, as-tu des conseils pour ceux qui veulent se lancer dans le jeu-vidéo en tant que graphiste 2D ?

Y : J’ai envie de dire sortez vous les doigts, prenez un carnet, allez dans un parc et dessinez, dessinez et dessinez ! On apprend tous les jours et ça ne termine jamais. D’ailleurs, s’il y avait plus de vaches dans Lille, celle-ci ne m’emmerderait pas autant ! C’est un métier où l’observation paie. Soyez patients et préparez vous à devoir dire Amen à tout ce que demande votre DA ! (rires)

K : En parlant de vache, en quoi consiste ton métier chez 3Dduo ? (Cette transition est totalement pourrie mais assumée)

Y : On va dire que c’est à 70% de la texture et 30% de concept art/illustrations. Ces trois dernières semaines, j’ai travaillé sur le montage, la réalisation et les efftes spéciaux de la cinématique d’intro de Leelh et je peux vous dire qu’elle déboite ! Une très bonne expérience, c’est la première fois que je terminais un projet d’une telle ampleur avec des paramètres autres que le dessin comme le scénario ou le Sound Design. Tiens regarde !

Yolaf me fait remarquer que la vache qu’il texturise a six pis !

K : Un mot de la fin que je te laisse avec ce joli bovin ?

Y : Oh la vache.

K : …

Publié par Kanjy dans Focus

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Bonsoir à tous !

Moi qui pensais avoir survécu à un exercice périlleux sur le focus d’Axel la semaine passée… Me voilà dans de beaux draps. Cette semaine, je me retrouve face au mètre 95 de No et à ses 120 kg de force brute (Un lol se glisse dans cette phrase, sauras-tu le retrouver ?). Plus sérieusement, sous ses airs de premier de classe, No se révèle être le diable, le mal incarné. Il m’a mis à mal comme si j’interrogeais Eric et Ramzy au milieu d’une chasse au kangourou dans le fin fond de l’Arctique. Entre les interruptions de son équipe et ses tentatives de déstabilisation : l’interview qui suit est un non-sens, selon l’intéressé.

“Le programmeur, c’est dieu.”

K: Une petite présentation pour les Leelhois ?

N : Moi c’est No, je suis programmeur de formation et je suis au commande de la bande de gais lurons qui codent Leelh.

print('lol')

K : D’où t’es venu l’envie de devenir programmeur ?

N : J’ai toujours programmé. Au début c’était avec ce que je pouvais, à savoir des Légo, puis j’ai découvert les ordinateurs. En fait, je voulais faire de la physique mais quand j’ai découvert que la programmation était un métier… j’ai foncé ! En plus c’est un métier qui paie bien… enfin pas ici, mais quand même, enfin voilà quoi !

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K : Ça consiste en quoi “être programmeur” ?

N : Le programmeur, c’est dieu. Tu peux tout créer, tu crées tout ! Quand tu programmes, c’est un peu comme si t’étais avec un chien une femme kanjy un lavabo un pet, tu te fais comprendre et ça fait tout ce que tu veux. Mais être programmeur, c’est souvent être incompris !

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K : Quelle formation as-tu suivi ?

N : J’ai suivi une formation d’ingénieur en informatique à l’Université de Paris Sud et, contrairement aux idées reçues, il y existe des entités de classe humaine de sexe opposé.

print('rofl')

K : Carrément ! Quels conseils donnerais-tu aux gens qui sont attirés par la programmation ?

N :  Il ne faut pas se dire qu’être programmeur est hors de portée. Coder, c’est comme parler anglais ou même le SMS, c’est juste une autre langue à comprendre. Mais c’est clair qu’on n’est pas dans les métiers les plus “sexy” du jeu vidéo. Et puis programmeur c’est plein d’avantages, on peut comprendre tout un set de nouvelles blagues !

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K : Pourtant vous délirez bien au pôle Développement ? T’as des exemples des atrocités que vous commettez ?

N : C’est vrai qu’on s’amuse bien tout en bossant. Un exemple ? Mh… Est-ce que disseminer des messages de test dans le jeu avec des termes tirés de la faune canadienne, scatologiques ou kikoo SMS peut être considéré comme une atrocité ? D’ailleurs, si vous tombez un jour sur un de ces termes qui n’aurait pas été nettoyé, pensez au codeur qui a debogué cette partie du code !

print('xptdr')

K : Un dernier mot ?

Oui absolument, j’ai tout inventé. En fait dans la vie, j’aime les femmes brunes à faible poitrine, je n’ai pas d’ordinateur, j’ai la peau bleue et je vis dans un champignon.

print('mdrrrrrrr XD')

K : print(’caribou’)

Publié par Kanjy dans Focus

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Bonjour à tous,

Cette semaine me met face à un exercice périlleux : interviewer Axel ! Non pas qu’il soit quelqu’un de désagréable, tout du contraire… Mais faut dire que le coco n’est pas très loquace.  L’avantage : il ne parle jamais pour rien dire, il préfère ne rien dire pour parler… je devrais en prendre de la graine ! Allez, en voiture Simone !

K : Une petite présentation pour les Leelhois ?

A : Je m’appelle Axel et je suis Lead animateur pour Leelh. Je ne suis pas très bavard, paraît-il.

K : Ça consiste en quoi d’être animateur 3D ?

A : L’animation amène le mouvement. Le mouvement, c’est la vie ! (rires) Plus sérieusement, l’animation permet de donner vie aux modélisations. C’est ce qui transforme une forme fixe en un personnage qui court, en un vent qui souffle sur une branche, etc.

K : Comment fais-tu pour reproduire des mouvements aussi fidèlement ?

A : C’est beaucoup de documentation. Souvent, je reproduis les mouvements moi-même, pour mieux les décomposer. Mais quand tu dois animer un coup de pied vrillé, tu peux oublier ! (rires) Aujourd’hui, des outils comme Youtube et Dailymotion me servent énormément, ce sont de vraies mines d’or.

K : T’as des séquelles dans ta vie de tous les jours ?

A : C’est vrai que je regarde les mouvements d’une autre manière. L’autre jour, je travaillais sur un mouvement d’oiseau. Je ne parvenais pas à reproduire ce petit hochement de tête qui donne vraiment une allure étrange aux oiseaux qui marchent. En sortant, je suis tombé sur un pigeon. Les gens ont dû me prendre pour un fou car je le suivais de près pour le faire marcher et l’observer. (rires)

K : Ça remonte à longtemps ta passion pour l’animation ?

A : Oui, j’ai toujours aimé ça. Mais avant, c’était très élitiste l’animation. Fallait être un virtuose du dessin pour en faire ! Aujourd’hui, le dessin est un outil comme un autre et tu peux le remplacer par des logiciels de 3D.

K:  Vers quelle formation t’es tu dirigé ?

A : J’ai fait une formation généraliste en 3D à Pôle 3D. Je n’avais pas beaucoup d’animation mais j’ai décidé de dirigé tous mes travaux vers ma passion. J’ai donc appris beaucoup par moi-même, en me documentant.

K : Des conseils pour les gens qui sont intéressés par l’animation 3D?

A : Mh… Être observateur, avant tout. Il faut réussir à saisir le mouvement, à la décomposer et à identifier ses points-clés.

K : Un dernier mot ?

A : …

K : Merci Axel, je pense que tu as explosé ton quota de paroles de la semaine !

A : Mais de rien. (rires)

Je vous laisse sur cette petite vidéo présentant quelques emoticones de Leelh (”sound-designée” par Arno), il se peut qu’un petit bonus se cache à la fin. Enfin, c’est peut-être qu’une rumeur. Bon week-end !

Publié par Kanjy dans Focus

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Bien le bonjour,

Comme ce magnifique titre vous l’aura fait comprendre, lors d’une sieste après une pizza peu fraîche, j’ai eu l’honneur d’interviewer Jean-Bernard, l’Alpha-Test de Leelh ! Rencontre du quatrième type plus qu’intéressante…


K : Une petite présentation pour les Leelhois ?

AT : Alors voilà moi c’est Jean-Bernard et je suis actuellement Alpha test de Leelh pour 3Dduo. Nous sommes bien souvent oubliés, nous, les tests… Pourtant, nous jouons un rôle très important, presque autant que les litres de café que l’équipe de développement ingurgite chaque jour. J’aime deux choses dans la vie : les codeurs et les joueurs qui reportent mes bogues.

K : Tes bogues ?

AT : Oui, d’horribles petites choses qui me grattent le code. Il en existe de plusieurs sortes. J’ai des arbres volants qui m’explosent les narines, des boîtes de collision qui me bourdonnent dans le crâne et des fuites de mémoires qui.. Hm, que disais-je ? Je vous ai parlé des bogues de collision ?

K : Mh… Comment t’es venue l’envie de devenir un Alpha-Test ?

AT : Ah mais moi je n’ai jamais voulu être un Alpha-Test ! Depuis tout gosse je rêve d’être un jeu riche et complet donc, bon… Faut bien que je me farcisse le stade de l’Alpha-Test. J’espère d’ailleurs que mon contrat se prolongera sur la Bêta-Test et ensuite, la sortie officielle. De toutes manières, je suis syndiqué et, croyez-moi ! Vont m’entendre chez 3Dduo si je ne suis pas repris !

Faut savoir qu’il y a beaucoup de prétendants, le secteur est très saturé. J’ai recroisé pas mal de gens de ma promo, et c’est pas la gloire. Entre Maurice qui finit Test Interne pour une simulation équestre sur Nentindo BS et Martine qui termine sa carrière comme test ridicule d’un magazine féminin, je me dis que j’ai vraiment de la chance !

K : Justement, quel genre d’études fait-on pour devenir un Alpha Test ?

AT : Personnellement, je n’ai pas suivi de cursus. Je suis un autodidacte. J’ai commencé ma carrière comme test de grossesse pour le planning familial de Meulin. C’est petit bout par petit bout que j’ai décidé de changer de secteur pour devenir test de vue sur un atoll assez connu. Ce fut une très mauvaise expérience, les gens ont vraiment un très mauvais regard sur vous.  Ensuite, j’ai décidé de m’orienter vers l’enseignement en devenant test de math dans une terminale S. Mes calculs rénaux m’ont forcé à abandonner mon poste. Et puis j’en avais marre de payer l’addition tous les jours au bar en face du collège.

K: Un conseil pour ceux qui souhaitent devenir Alpha Test ?

AT : Il ne faut pas avoir peur de commencer par des stages ou des périodes de test pour être pris comme test dans le jeu vidéo. Passez tout de même votre code, on ne sait jamais. 

K : Un dernier mot ?

AT : Non. Enfin si, j’aimerais passer un message à tous les Alpha Tests du monde : Debout les gars ! Je sais qu’il n’y a d’yeux que pour les Open-Bêta mais sans nous, rien de cela ne serait possible ! C’est la luuuuuut…

K : Merci Jean-Bernard, mais vraiment, on va arrêter là…

Une fois réveillé, je me suis dit que tout ça n’était qu’un petit rêve délirant, mais qui sait ?

Publié par Kanjy dans Focus, Fun

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Bonjour à tous,

On continue la série des focus avec Jori, artiste 3D de son état (plus connu sous le pseudonyme de Dieu sur l’Alpha Test de Leelh, oui oui, rien que ça) !

“On fait de la sculpture sur ordinateur !”

K: Une petite présentation pour les Leelhois ?

J : Moi c’est Jori, je suis artiste 3D chez 3Dduo depuis Juin 2009. Je suis un passionné de FPS et je fais tous les jours le trajet de Belgique jusque dans ce pays de fou ! (rires)

K:  C’est quoi être artiste 3D ?

J: L’artiste 3D c’est la troisième étape de la chaîne. Un personnage de jeu-vidéo ne naît pas seul. Tout d’abord, il passe de l’idée au dessin, c’est le métier des artistes 2D. Notre boulot, c’est de transformer ce dessin et de l’adapter au média du jeu vidéo. On fait de la sculpture sur ordinateur !

K : Comment t’es venu l’envie de faire de la 3D ?

Comme beaucoup de gens dans ce métier, j’ai toujours aimé dessiner. Je me suis d’abord tourné vers la 3D pour le cinéma. Mais ma passion pour les jeux-vidéo m’a rattrapé, c’est un plaisir de créer des formes qui prennent vie et qui sont contrôlées par un joueur.

K : Un grosse différence entre la 3D pour le cinéma et pour le jeu-vidéo ?

J : La différence est énorme ! On ne travaille pas de la même façon. Dans le cinéma, l’important est le mouvement de la caméra. Partant de là, la modélisation n’est pas systématiquement intégrale, on peut “tricher” avec la caméra. De plus, les contraintes ne sont pas les mêmes. On va pouvoir créer des choses très lourdes et détaillées étant donné que le tout sera exporté en vidéo. Dans le jeu-vidéo, il faut anticiper les contraintes techniques des utilisateurs comme la configuration minimale que le projet aborde ou encore la navigation du joueur, qui peut tourner autour des objets.

K : En parlant de contraintes, comment procédez-vous pour Leelh, qui tourne entièrement dans un navigateur Web ?

J : Travailler sur Leelh nous force à optimiser un maximum. Les modélisations doivent être légères. A titre d’exemple, un personnage de Gear of War II avoisine les 10.000 polygones. Nos modés font un peu moins de 1000 polygones, c’est 10 fois moins !

K : On pourrait donc penser que c’est plus simple, c’est le cas ?

J : Je pense que c’est même un peu plus compliqué. La difficulté étant basée sur l’optimisation de la modélisation. Elle doit être propre, sans fioriture, sans être trop simpliste.

K : Quel est ton parcours étudiant ? Comment devient-on artiste 3D ?

J : Je voulais bosser dans la 3D mais je me disais qu’avant ça, je devais avoir une base artistique solide. J’ai donc fait toutes mes études secondaires supérieur (ndlr : de la 4e à la terminale en France) dans la section Art Plastiques de l’Institut St-Luc de Liège (Belgique). Ensuite, j’ai fait un BAC+3 “Infographie – spécialisation jeux-vidéo” dans la seule école de jeux-vidéo en Belgique : la Haute École Albert Jacquard de Namur. J’y ai appris beaucoup de choses, notamment l’utilisation des programmes 3D tels que 3DS-Max, Maya, Zbrush, MudBox, etc.

K : Un conseil pour les gens qui souhaitent travailler dans la 3D ?

J : Passion et patience ! Faire de la modélisation, c’est beaucoup de travail mais quel bonheur de voir les joueurs contrôler un personnage que tu as modelé ! Ça vaut bien les heures passées devant l’écran. (rires)

K : Un dernier mot (Jean-Pierre) ?

J : Travailler sur Leelh qui est un MMORPG, c’est vraiment l’aboutissement de mon rêve de gosse. Mais quand j’y jouerai avec des milliers d’autres joueurs, ce sera encore mieux !

Bon week-end à tous, je vous laisse sur ce petit cadeau de Jori :

Cadavres 3D

Publié par Kanjy dans Focus

focus-arno-sound-designer

Bonsoir à tous !

Et non, ce n’est pas la douce Clémence qui vous accompagnera ce Vendredi mais un homme de l’ombre : Arno, notre Sound Designer. Terré dans son local de son que l’on surnomme déjà tous la “chambre à Arno”, il donne vie aux animations en leur offrant la parole, le bruit et tout le reste.

Mais qu’est-ce donc un Sound Designer ? J’espère que ce premier focus vous éclairera sur cette bien belle profession.

Je vous conseille de lire ce billet avec cette musique d’ambiance en fond.

“La chose la plus importante est de parvenir à visualiser les sons.”

K : Une petite présentation pour les leelhois ?

A : Moi c’est Arno, je suis passionné de son et de jeux vidéo. Du coup, je me demande bien ce que je fous ici ! (rires)

K : Sound Designer ? Kézako ?

A : Alors ! Disons que je m’occupe essentiellement de sonoriser les animations du pôle 3D. Je travaille en symbiose avec Axel et le reste de l’équipe. Le son, c’est la dernière étape de l’animation, là où tout prend vie.

K : Les qualités d’un bon Sound Designer ?

A: La chose la plus importante est de parvenir à visualiser les sons. C’est vraiment important d’être créatif. Il ne faut pas se contenter d’enregistrer un arbre qui tombe pour Sound Designer un arbre qui tombe. Il y a un travail de recherche. “Larger than life” comme on dit, c’est un peu ma voie de ninja. Faire du Sound Design, c’est utiliser des sons qui n’ont sur le coup rien à voir pour piéger l’auditeur. Faire sa popote pour arriver au bon résultat. C’est marrant parce qu’à force, je n’entends plus les sons de la même manière. Je suis plus attentif aux sons de tous les jours, à leur essence.

K : Au niveau de ton boulot pour Leelh, as-tu une méthode précise ? Une sorte de “ligne éditoriale sonore” ?

A : Les sons de Leelh sont réalistes. Il n’y a pas de fioriture, c’est sec et précis. A première vue (ou entente), ça peut paraître plus simple, mais non ! Là, je bosse sur un coup de boule par exemple… Eh ben j’en ai pas fini ! (rires)

K : “Plus tard, je serai Sound Designer”, ça date de quand ?

A :  J’étais en prépa “Audiovisuel”, je savais que je voulais faire du son. On touchait un peu à tout (photo, vidéo, etc) mais un jour, on a dû créer une ambiance sonore à partir d’une photo lambda. J’ai pris un poster du New York by Night et je me suis éclaté là-dessus. C’est à partir de là que je me suis dit que ça pouvait devenir mon métier.

K : Quelque chose à rajouter sur ton métier ?

A : C’est malheureusement un métier très peu perçu car nous sommes dans un monde très visuel. On a tendance à l’oublier mais dès que tu coupes le son d’un film, tout le monde s’endort après deux minutes.

Mais si vous aimez ça, lancez-vous ! C’est une profession assez récente (environ une quinzaine d’années) et passionnante. Connaître les techniques sonores est un plus mais beaucoup sont aussi autodidactes. En tous cas,  je n’ai pas l’occasion de m’embêter ! Chaque animation qui arrive est un challenge et, quand je me lève le matin, j’ai envie d’aller au boulot ! Que demander de plus ?

Merci à Arno d’avoir répondu à mes questions lors de mon forcing de sa chambre et souhaitons lui bon courage !

Allez on termine sur un de ses travaux…

Publié par Kanjy dans Focus